»….L’homme fort est celui qui se réjouit de voir que le monde échappe de ses mains, le quitte et le fuit;qui se réjouit du fait que les gens le méprisent et disent du mal de lui, et qui se contente de sa connaissance de Dieu. Le vénérable maître Ibn ‘Atâï-Llâh (que Dieu soit satisfait de … lui) dit à ce propos dans ses .Hikam : « Si le fait que les gens se détournent de toi, te procure de la souffrance, reviens vers la connaissance de Dieu en toi; si cette connaissance ne te suffit pas, alors le manque de contentement par la connaissance de Dieu est épreuve bien plus grave que ne l’est la médisance des gens. Le but de cette médisance, c’est que tu ne te reposes pas sur les gens; Dieu veut te ramener de toutes choses afin qu’aucune chose ne te distrait de Lui. »
»…Moussab avait façonné sa vie en prenant l’Envoyé de Dieu (p.s.l) comme modèle. Celui ci disait de lui : « Moussab, que voici, je l’ai vu alors qu’il n’y avait pas à la Mecque de garçon plus favorisé que lui avec ses père et mère. Il a laissé tout cela par amour pour Dieu et son Envoyé ! » . Sa mère lui interdit ses revenus habituels après avoir perdu espoir en son abjuration de l’Islam, elle lui a refusé la nourriture car il ne voulait plus adorer les idoles quraychite. La dernière fois que Moussab vit sa mère, c’était lors de son retour D’Abyssinie quand elle avait tenté de le faire emprisonner de nouveau… Ainsi Moussab abandonna le bien être pour se retrouver dans le dénuement…..Son âme transformée par la foi, resplendissant de la lumière de Dieu avait fait de lui, un autre homme qui inspirait la considération . »
« Au début, le climat de Médine ne convenait guère aux émigrés de la Mecque. Nombreux étaient ceux qui furent atteints de la fièvre. Le Prophète les soignait. Quand ils s’en plaignirent à lui, il s’adressa à Dieu : » Ô Dieu, fais ue nous puissions aimer cette ville encore plus …que notre vile natale, et bénis, ses …moudds et ses Sa’s, fait que cette épidémie s’arrête à Médine et se répande à Al-Jouhfa. » …
« Sache qu’il y a trois sortes de musulmans : celui qui part à la recherche et qui poursuit son chemin, celui qui arrive et qui s’arrête, et celui qui rentre et qui reste. [...]…Celui qui pénètre auprès de Lui, avec tout son coeur, qui se tient devant Lui, et qui est arraché à la considération de tout ce qui est autre que Lui,n’ayant d’ yeux que pour ce qu’ Il lui montre et exécutant avec empressement ce que son Maître lui ordonne, un tel homme donc, est celui qui « réalise » la connaissance de l’Unité de Dieu. »
»Dans le langage des soufis, l’âme (al-nafs) est un terme qui s’applique à ce qui est blâmable parmi les actes du serviteur et parmi ces traits de caractère (akhlâq, c’est à dire, premièrement à ce qui fait parti de son « acquisition » (kasb) : désobéissances et transgressions par exemple, et, deuxièmement, à ce qui provient de ses tendances spontanées (jibilla) et de sa nature ( tabi’a) : orgueil, envie, colère, mauvais caractère, impatience, ainsi que tous les traits blâmables qui font qu’il existe pour l’âme une obligation de respecter les convenances (adab) vis-à-vis de Dieu. »
»…La droiture (al-istiqâma) , c’est mettre en pratique ce que l’on sait des paroles du Prophète, de ses actes (ahwal), de ses attitudes et de son caractère (akhlâq), sans recherche ni affectation (ta’ammuq, ta’annuq) et sans se laisser aller aux séductions illusoires, sans non plus sortir des sentiers tracés ni déroger aux prescriptions et aux coutumes. C’est encore se tenir entre les mains de Dieu dans le respect de la véracité (al-qiyam…’ala haqiqal al-sidq) en toutes circonstances … »
Recueillis par Joseph Malsi