»…Cependant, tant qu’il subsistera une autorité spirituelle régulièrement constituée, fût elle méconnue de presque tout le monde et même de ses propres représentants, fût elle réduite à n’être plus que l’ombre d’elle même, cette autorité aura toujours la meilleure part, et cette part ne saurait lui être enlevée, parcequ’il y a en elle quelque chose de plus haut que les possibilités purement humaine, parce que, même affaiblie ou endormie, elle incarne encore « la seule chose nécessaire », la seule qui ne passe point. [......] quelles que puissent être les apparences, c’est toujours celle ci qui aura le dernier mot. »
»..Nous avons reçu de M. Frank-Duquesne une lettre de huit grandes pages dactylographiées, qui n’est d’un bout à l’autre qu’un tissu d’injures d’une inconcevable grossièreté. C’est là un document « psychologique » peu ordinaire et des plus édifiants; [......]….Nous regrettons d’avoir du trop longuement occuper nos lecteurs d’une si méprisable affaire, mais il le fallait bien pour qu’ils sachent à quoi s’en tenir sur ce que valent certaines gens que nous ne saurions assurément consentir à traiter en « adversaires » comme ils en ont la prétention, car ce serait leur faire beaucoup trop d’honneur : et nous terminerons en adressant à ce singulier Monsieur l’expression du profond dégout que nous éprouvons en présence d’un pareil débordement d’ignominie, qui ne peut évidemment salir que son auteur. »
»…Le Sage est sans action en réalité, mais, tant qu’il réside dans un corps, il a les apparences de l’action; extérieurement, il est en tout semblable aux autres hommes, mais il sait que ce n’est là qu’une apparence illusoire, et cela suffit pour qu’il soit affranchi réellement de l’action, puisque c’est par la connaissance que s’obtient la délivrance. Par là même qu’il est affranchi de l’action, il n’est plus sujet à la souffrance, car la souffrance n’est qu’un résultat de l’effort, donc de l’action, et c’est en cela que consiste ce que nous appelons l’imperfection, bien qu’il n’y ait rien d’imparfait en réalité… »
»…. Ce n’est point à dire, pourtant, qu’on doive pour cela, imitant la tendance piétiste qui domine encore la Maçonnerie anglo-saxonne, demander l’institution d’une profession de foi déiste, impliquant la croyance en un Dieu personnel et plus ou moins anthropomorphe. Loin de nous une pareille pensée; bien plus, si un…e pareille déclaration venait jamais à être exigée dans une fraternité initiatique quelconque, nous serions assurément le premier à refuser d’y souscrire. Mais la formule symbolique de reconnaissance du G.:A.: de l’U.: ne comporte rien de semblable; elle est suffisante, tout en laissant à chacun la parfaite liberté de ses convictions personnelles (caractère qu’elle a d’ailleurs en commun avec la formule islamique du Monothéisme), et, au point de vue strictement maçonnique, on ne peut raisonnablement rien exiger de plus ni d’autre que cette simple affirmation de l’Être Universel …… »
»…De plus, il est dit qu’ « un maître Maçon se retrouve toujours entre l’équerre et le compas », c’est à dire au « lieu » même où s’inscrit l’étoile flamboyante, et qui est proprement l’ « invariable milieu »; le Maître est donc assimilé par là à l’ « homme véritable », placé entre la terre et le ciel et exerçant la fonction de « médiateur »
»…Nous nous sommes déjà expliqué ailleurs sur cette question, à propos du double rôle des « sciences traditionnelles » : il y a là, deux points de vue, l’un descendant et l’autre ascendant, dont le premier correspond à un développement de la connaissance partant des principes pour aller à des applications de plus en plus éloignées de ceux ci, et le second à à une acquisition graduelle, de cette même connaissance en procédant de l’inférieur au supérieur, ou encore, si l’on veut, de l’extérieur vers l’intérieur. Ce second point de vue correspond donc à la voie selon laquelle les hommes peuvent être conduit à la connaissance, d’une façon graduelle et proportionné à leur facultés intellectuelles …. »
« ..On dit parfois que l’histoire se répète, ce qui est faux, car il ne peut y avoir dans l’univers deux êtres ni deux évènements qui soient rigoureusement semblables entre eux sous tous les rapports ; s’ils l’étaient, ils ne seraient plus deux, mais, coïncidant en tout, ils se …confondraient purement et simplement, de sorte que ce ne serait qu’un seul et même être ou un seul et même évènement. La répétition de possibilités identiques impliquent d’ailleurs une supposition contradictoire, celle d’une limitation de la possibilité universelle et totale, et, comme nous l’avons expliqué ailleurs avec tous les développements nécessaires , c’est là, ce qui permet de réfuter des théories comme celles de la « réincarnation » et du « retour éternel ».
Recueillis par Joseph Malsi
#1 by kali on 23 décembre 2010 - 15 h 50 min
Des extraits…Mais on saisit difficilement la cohérence de l’ensemble…L’absence des références de chaque passage n’aidera surement pas…
#2 by Joseph Malsi on 25 décembre 2010 - 13 h 29 min
Bonjour et merci pour l’intérêt que vous portez au site.
Nous nous sommes posé la question des références des passages cités. La réponse est incluse dans la ligne éditoriale du site, nous évitons la forme universitaire, René Guénon n’en étant pas un …
Le cadre des références livresques entretient « l’état d’esprit » à tiroir occidental, alors que René Guénon écrivait selon des états (ahwal) ne dépendant pas de lui. La logique est spirituelle dans son œuvre, d’ailleurs celle ci se compose , pour beaucoup, d’articles éparpillés collectés après sa mort.
Pour notre part, les extraits cités sont ceux qui servent de base à notre réflexion du moment pour écrire. Leur parution sert à inciter ceux qui découvrent René Guénon à fouiller plus en avant dans ses livres et aux autres de s’y replonger.
Ces extraits sont tirés de son œuvre qui est « une », indivisible. Chacun d’entre eux intéressera son lecteur selon son hâl (état) particulier. Ils sont tous reproduits fidèlement, chacun pourra le vérifier.
Pour conclure, nous sommes conscient de la nécessité, voir de l’obligation, des références pour les textes sacrés, seules garantes de la véracité de celles ci, mais les écrits de René Guénon ne sont pas sacrés bien que participant à sa compréhension. Sa fonction n’était pas celle du Maître.
Si des personnages peu scrupuleux ne citent pas les références du Livre ou des Hâdiths ou des Saints (wali) les transformant à des fins de suggestions ou endoctrinement, pour notre part nous n’avons rien à prouver et ne faisons qu’exprimer, selon notre station (maqam) personnelle, une compréhension illuminée par une démarche spirituelle similaire à celle de René Guénon : l’initiation dans la tradition islamique sous la guidance d’un Maître.
Bien à vous,
Joseph Malsi
#3 by knet on 23 décembre 2011 - 14 h 57 min
Bonjour,
je relève la remarque de Kali ci-dessus, comment peut-on se repérer pour chercher le livre dont a été tirée telle ou telle référence. Ce n’est pas une question d’être universitaire ou non, mais une simple question de logique. Les musulmans le savent bien, quand ils donnent en référence un hadith, ils n’omettent pas de donner la chaîne de transmission remontant jusqu’au prophète (paix et bénédictions de Dieu sur lui). C’est ce qui permet de vérifier, si on en sent l’envie, les dires d’untel. Dans mon cas, j’aurais aimé que les références soient présentes pour pouvoir retrouver plus facilement le ou les livres d’où elles sont tirées. Cela dit, chacun fait ce qu’il veut selon les convictions qu’il a, après tout, c’est votre site.
Merci pour ces références.
Cordialement,
Knet
#4 by Joseph Malsi on 18 avril 2012 - 16 h 45 min
Merci de l’intérêt que vous portez à ce site. Nous mettrons dorénavant les références … Mais bon, ce ne sont pas des hadiths et les écrits de René Guénon ne constituent que 29 livres ….