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Psychanalyse, psychologie et autres sectes pour la contre-initiation
Posté dans Société le 19 avril 2010
La psychanalyse est l’inverse de la religion. En effet, elle présente la conscience comme un état se développant uniquement vers le bas; ainsi, le « subconscient » devient il un tout avec le « moi », le « surmoi », jusqu’à devenir même « inconscient » dans le vocabulaire des psychanalystes, donc la négation de la conscience.
Rappellons que la conscience est lié à l’état humain (c’est une des modalités de l’individualité liée au mental), « s’étendant » indéfiniment . Il est remarquable que la psychanalyse ne considère que le « bas ».
« ….c’est à dire du côté qui correspond, ici dans l’être humain comme d’ailleurs dans le milieu cosmique, aux « fissures » par lesquelles pénètrent les influences les plus « maléfiques » du monde subtil, nous pourrions même dire celles qui ont un caractère véritablement et littéralement « infernal ». [règne de la quantité …. page 223.RG.Gallimard].
La psychologie, aujourd’hui intimement liée à la psychanalyse, adopte les mêmes théories.
Nous pouvons dire également que la philosophie profane participe à ce « renversement » des valeurs.
Notre première constatation est qu’il y a un « réseau » d’influences participant à la coupure de l’homme d’avec les états supérieurs de l’Etre, coupure qui permet de plonger l’homme dans « le bourbier » ne lui laissant aucune issue pour s’extraire de ses possibilités les plus basses pour cheminer vers Dieu.
Notre deuxième constatation est que ces influences sont si répandues qu’elles imprègnent également certaines sociétés initiatiques « tabaruks » (qui n’ont pas la vivification de l’influence spirituelle par un maître vivant). Ces sociétés initiatiques tabaruks tiennent légitimement le dépôt initiatique par une chaîne authentifiée remontant de Maîtres en Maîtres, de Prophètes en Prophètes jusqu’à la source Divine.
Notre troisième constatation est que notre monde est imbibé de ces suggestions par le biais de « pseudos » vérités (donc d’erreurs, puisque la Vérité est exclusive) diffusées par tous les médias relayant les milieux « scientifiques » et institutionnels, confinant l’homme à s’enfermer dans ses illusions.
Certains, au comble du désespoir, tentent de s’échapper de cette prison avec des moyens qui tuent : drogue, alcool pour « oublier »; d’autres tentent de s’enfuir par la spiritualité. Leur état d’ignorance est tel que la plupart sont récupérés par des sectes, elles mêmes outils relais de ce réseau maléfique, leur offrant une parodie de spiritualité.
René Guénon nous a donné les clefs de compréhension des codes de fonctionnement de cette véritable « armée contre initiatique ».
N’oublions pas que sans Maître vivant « nous voyageons avec satan » nous dit la Tradition, logiquement celui ci éduque par les codes de la dernière révélation : l’Islam.
M.P
A quoi peut bien servir la lecture de René Guénon ?
Posté dans Références traditionnelles le 7 mars 2010
Il y a des écrits qui ne meurent jamais. Qui, en n’importe quel lieu et à n’importe quel moment où l’on s’y penche, nourrissent nos perceptions, affinent notre jugement et répondent aux multiples perplexités que provoque en nous ce monde.
L’œuvre, ô combien magistrale, de René Guénon s’inscrit dans cette lignée.
Né à Blois en 1886, René Guénon n’aura de cesse toute sa vie de mettre en garde contre les dérives de la modernité et d’appeler à revenir à la civilisation traditionnelle, selon la définition qu’il en donne dans Orient et Occident: « Une civilisation qui repose sur des principes au vrai sens du mot, où l’ordre intellectuel domine tous les autres, où tout en procède directement ou indirectement, et qu’il s’agisse de sciences ou d’institutions sociales, n’est en définitive qu’applications contingentes, secondaires et subordonnées de vérités purement intellectuelles ».
A contre-courant des modernistes et de leurs idées de progrès, René Guénon s’attache à démontrer que la civilisation occidentale est en crise. Détachée de la conscience de Dieu depuis bien trop longtemps déjà, ignorante de la connaissance même d’une Tradition primordiale, elle est en plein déclin. L’œuvre de cet auteur est cependant bien plus qu’une simple critique de la modernité à laquelle on a eu trop tendance à la cantonner. Bien plus que cela, elle est un véritable support à la quête d’une élévation intérieure.
Ainsi à la question si souvent posée: « A quoi peut bien servir la lecture des ouvrages de Guénon, si ce n’est à satisfaire un besoin intellectuel ? », la réponse paraît si évidente qu’il semble presque futile de l’énoncer: à justement se libérer de cette héritage rationaliste, à en mesurer l’absurdité afin de tenter de revenir à la religion, la sacralisation du quotidien. Celui qui prévaut par rapport à tout.
Est-il utile de le rappeler ? Les écrits de Guénon ne sont pas une finalité en soi. Ils ne se suffisent pas à eux-mêmes. René Guénon l’a d’ailleurs martelé: il n’est pas un maître spirituel et ne peut en aucun cas se substituer à l’enseignement de ce dernier. Il se veut un simple éveilleur des consciences. Un éveilleur qui fournit un guide pratique à destination de celui ou celle qui désire ardemment cheminer. En s’attachant à lever les voiles qui obscurcissent la vraie connaissance de ceux nés au sein d’une civilisation anti-traditionnelle, nourris au lait du rationalisme et de l’individualisme, à ceux qui ont oubliés la solidarité dans le lien social, familial, la vertu, la noblesse du comportement, René Guénon prépare l’esprit à embrasser une quête spirituelle, un cheminement qui mène à la liberté.
De la naissance de la philosophie (profane), en passant par la désagrégation de la chrétienté, jusqu’à la Renaissance et la Réforme qui « consomment la rupture définitive avec l’esprit traditionnel », ou encore la proclamation de l’agnosticisme au XIXe siècle, cet auteur (de génie) passe en revue les phases successives qui ont conduit à l’état de déchéance actuelle de la civilisation occidentale.
Une partie de son œuvre représente ainsi une véritable entreprise de démystification. Démystification en premier lieu des schémas de l’intellectualité occidentaux: le rationalisme, le matérialisme et l’individualisme, héritage direct de l’humanisme. Démystification aussi des thèses de ceux qui par « inaptitude métaphysique » sous-estiment la vérité des doctrines ésotériques orientales. Démystification enfin de l’interprétation de certains termes volontairement ou non galvaudés (« initiation », « ésotérisme », « mystique » etc.) auxquels il s’attache à redonner leurs sens véritables.
René Guénon amène, ensuite, aussi le lecteur à comprendre ce qu’est la Tradition, dans son sens le plus profond et l’invite à se tourner vers l’Orient, là où demeure « le véritable esprit traditionnel ». Son jugement est d’ailleurs sans appel: le redressement de l’Occident ne pourra se faire qu’au contact de l’Orient, seule dépositaire du secret spirituel, de l’Islam dans sa plénitude.
Au-delà de tout cela, Guénon fournit surtout une direction doctrinale et dresse les conditions d’une initiation effective: le rattachement à une organisation initiatique authentique, sous la guidance d’un maître spirituel qui a reçu l’autorisation divine de transmettre son enseignement et est détenteur de l’influence spirituelle. Une réalité vivante quand ce Guide s’inscrit dans une chaîne remontant à un Envoyé, comme il a lui même pris le pacte des mains d’un Shaykh d’une Tariqâ (organisation initiatique authentique et vivante), comme il en existe de nos jours en occident.
Que de temps gagné à la lecture de ses ouvrages ! Une lumière dans les dédales des pseudo-traditions et autres mouvances « néospiritualistes » si nombreuses à notre époque; un support pour se libérer de nos barrières mentales et pour progresser vers les états supérieurs de notre être en connaissant les fondements de toute quête spirituelle authentique et en mesurant enfin toute la préciosité. Voilà ce à quoi, entre autres, peut servir la lecture de René Guénon.
Au final, cet homme qui se voulait simple nous offre une œuvre, multiple et complexe, au sein de laquelle il a su disparaître et effacer toute trace d’individualité pour laisser place à l’émergence de la doctrine traditionnelle. La seule qui puisse conduire à la réalisation spirituelle.
e.LF
300 , le film
Posté dans Arts et spectacles le 11 juin 2009
300 est un film américain réalisé par Zack Snyder, sorti en 2007.
En dehors de tout aspect historique, politique ou esthétique….permettons nous un point de vue traditionnel sur ce film.
Ce qui semble être une vision irréaliste, esthétisante, d’une certaine violence rabâchée par les séries télés et films actuels,dans un excès d’effets spéciaux et un choix critiquable de la mise en scène, est en fait la description d’un fait traditionnel comportemental. Cela semble avoir complètement et pratiquement échappé au réalisateur…comme fait à son insu, suggéré……
Les 300, dans ce film, ont réalisé le but ultime : l’unité en dehors de toute uniformité..rien de sentimental ou de moral dans leur attitude. Chacun des protagonistes a dépassé son égo et donc pacifié son âme pour un intérêt supérieur…C’est le processus d’un cheminant qui ,ayant maitrisé ses passions et mis au service de Dieu, atteint la liberté, pas celle toute illusoire qui permet à l’égo, « nafs » en arabe, de faire ce qui lui plait au service du monde mais bien celle qui permet au coeur de s’échapper vers les prairies de la seule réalité divine.
Ainsi pacifié, le moi se dissout. Il n’y a plus toi et moi, le nous de majesté existe. Un seul regard suffit à se comprendre, les règles de la communication des sens s’efface devant le face à face des cœurs.
Les 300 ne sont qu’Un.
Seule leur mission a de l’importance….seul le droit divin a sa place, je fais ce que Tu décides et non ce que je veux, alors les miracles s’accomplissent, peu importe la mort , qui gagne ou perd…le plan divin a ses lois que nous ne pouvons comprendre …
Chacun d’entre nous a la possibilité de parvenir à cela en unifiant son âme, en la pacifiant, combattant ses propres ennemis qui sont ….en lui. Le tassawuf par les voix et la Voie des maîtres en donne les moyens…
M.p